Love and folk

Mon musée personnel

Matérialisme, quand tu nous tiens…

Loin de moi l’idée de vanter la possession d’objets ! Mais plutôt l’envie de me raconter à travers des objets auxquels je tiens et qui m’ont suivi lors de mes déménagements. Ceux qui parlent de moi et de dessiner, en filigrane, un autoportrait coloré.

J’ai sélectionné une quinzaine d’objets qui raconte en partie mes voyages, mon enfance, mes aspirations, des moments particuliers. Je suis dans un phase de décroissance où je fais beaucoup de tri pour ne garder que ce qui m’est essentiel et utile. Depuis deux ans, dès que j’en ai l’occasion, je participe aux vide-greniers de quartier pour écouler tout ce dont on a pas besoin. Oui, mais voilà, il y a des objets inutiles dont on ne peut/veut se séparer : des objets à haute valeur émotionnelle… 

Dans cette quête de minimalisme, il n’est pas question de se séparer de tout. Justement, c’est plutôt posséder moins pour posséder mieux.

Alors quels sont ces objets auxquels je tiens tant… ?

«  Nul n’est censé ignorer la Loire  »

Cette affiche achetée à Orléans, ma ville natale, m’a suivi à Lyon. Elle me rappelle mon lien fort avec le fleuve. J’ai grandi sur les bords de Loire et mes paysages familiers sont marqués fortement par ce fleuve sauvage, véritable bouffé de nature en ville. Des berges encore peu aménagées, du sable, des îles avec de la végétation au milieu, des tourbillons, une lumière, des oiseaux, de la douceur, des bateaux à fond plat… voilà ce que m’évoque la Loire. Côté couleurs, je vois un nuancier ocre, des nuances de bleu et gris.

Ma chouette porte-bonheur

C’est mon ancienne collègue et amie, Claire, qui me l’a offerte au moment de mon départ de l’agence. Un porte-bonheur pour ma nouvelle vie, mon défi d’indépendance. Colorée, symbolique, elle a toute sa place sur mon bureau. Elle me rappelle la chance que j’ai de pouvoir profiter d’en certaine liberté et de tester de nouvelles choses.

Mon coquillage costaricain

Je fais partie de cette génération Erasmus. J’ai vécu un an et demi en Allemagne, près de Stüttgart et ensuite à Berlin. Ces moments sont des merveilleux souvenirs d’ouvertures, de rencontres, de découvertes, d’adaptabilité et d’apprentissage. Une ouverture au monde et aux autres. Un couple de Costaricains, Barbara et Manuel, faisaient partie de l’équipe. Ils avaient ramené des petits souvenirs de leur pays et m’ont offert ce coquillage peint. Je n’ai jamais mis les pieds au Costa Rica, mais leur rencontre m’a marqué et y aller un jour reste dans un coin de ma tête…

Ma Nana gonflable, by Niki

Achetée il y a quinze ans au musée Tinguely, près de Bâle. J’aime sa rondeur et les couleurs flashy de cette poupée, objet détourné des célèbres nanas, de Niki de Saint-Phalle. Elles rappellent par leur nom une femme moderne et avec leurs formes voluptueuses, elles évoquent la féminité et la maternité. Ces poupées respirent la joie de vivre et la liberté.

Le bougeoir berlinois, spécial RDA

Un souvenir rapporté de Berlin, ville que j’affectionne particulièrement et dans laquelle j’ai eu la chance de séjourné plusieurs mois pendant mes études. J’aime l’énergie de cette ville, ce qui s’en dégage  : de l’authenticité, de la pluralité, une Histoire lourde et encore présente. Berlin Est, les traces du mur, ce passé tragique et pas si lointain, me fascine. Il reste là-bas une certaine Ostalgie (nostalgie de l’époque de la RDA) avec des magasins spécialisés dans la vente de produits de la RDA, qui ont disparus après la réunification. Ce chandelier en bois rouge vient d’un de ces “ossiladen”. J’apprécie ce bois peint, assez basique.

Les feutres

C’est le médium que je préfère pour le dessin. De la spontanéité, des couleurs franches et lumineuses, des grands aplats… J’aime particulièrement la marque Windsor and Newton pour leurs double embouts et les jolis aplats. Vous l’aurez deviné, plus j’ai de couleurs, plus je suis heureuse ! Mes pots à crayon sont improvisés avec des vieilles boites de conserves, colorées elles aussi ;o)

Kia Ora Cook

Nous avons ramené cette affiche de Nouvelle-Zélande. En bonne graphiste, je suis toujours attirée par les images et j’aimerais rapporter des affiches de chaque lieu que je visite. Oui mais voilà, au bout d’un moment, il n’y a plus de place sur les murs ! Cette fois-ci, j’ai vraiment craqué pour le style de l’artiste et le côté artisanal de chaque impression. L’affiche représente James Cook. On peut s’interroger sur l’héritage transmis par cet explorateur. Mais justement, j’aime bien le fait que Lester Hall le dessine en européen avec des tatouages Maori, où se serait lui qui se serait adapté aux coutumes locales, sans imposer les siennes.

Le Tiki néo-zélandais

Souvenir également ramené de Nouvelle-Zélande : notre tiki rouge. C’est une figure traditionnel de ce pays et très caractéristique de la culture maori. Il représente un ancêtre, qui transmet sa force et sa spiritualité. À notre grand dam, nous l’avons cassé malencontreusement. Recollé, il n’en a pas moins de valeur à nos yeux.

Le canard en osier

J’ai dû le recevoir à une fête de Pâques quand j’étais petite. Il m’a suivi jusqu’ici et je me rends compte que j’adore sa matière en osier et son côté artisanal. Les œufs en chocolats qu’il contenait sûrement on disparu depuis longtemps, mais il abrite à présent les trésors de mes enfants. Transmission…

Le coucou alsacien

Encore un souvenir d’enfance… je ne sais pas qui m’a offert ce petit coucou en terre cuite mais il m’a suivi tout au long de ces années. Mes enfants aiment bien souffler dedans et faire le bruit du coucou. Vous voyez, c’est difficile de se débarrasser d’objet qui nous rappelle notre enfance.

Ma collection de Flow

Je suis une amoureuse des livres. Et si j’ai autrefois été une grosse consommatrice de livre, dans ma quête de décroissance, je n’en achète pratiquement plus. Je me tourne désormais vers les bibliothèques municipales pour assouvir ma passion. Une petite entorse à la règle, j’achète encore parfois le magazine Flow car il est une source d’inspiration. Et les tranches des mags forment un joli arc-en-ciel.

Mes plantes

Je n’ai pas spécialement la main verte, mais j’apprécie particulièrement d’être entourée de plantes. De la nature dans l’appartement  ! Du vert ! Je rêverai d’avoir un vrai arbre au milieu du salon. En attendant, j’ai un grand palmier à côté de mon bureau.

Coussin moustache

Offert par ma sœur Clémence, ce petit coussin moustache représente bien ce que j’aime  : des motifs colorés, de la douceur et une forme rigolote.

La trousse faite-maison

L’année dernière, j’ai pris des cours de couture dans une Ressourcerie. J’avais très envie de savoir me servir d’une machine à coudre et pouvoir réparer certains habits. Là-bas, on utilisait des tissus collecté et triés. J’apprécie énormément ce côté récupération. Cette trousse est le deuxième objet créé à la Ressourcerie, de mes petites mains ! Elle me sert à transporter une partie de mes feutres. Les tissus de seconde main peuvent être vraiment sympa à utiliser en couture.

Des bijoux ethniques

Je porte très peu de bijoux au quotidien sauf mon alliance et des boucles d’oreilles fantaisie. Vous ne me verrez jamais avec un gros bijoux clinquant en or. Je leur préfère largement les bijoux un peu ethniques, en matière simple et naturelle (bois, tissus…)… et colorés.

Avez-vous remarqué comme les objets auxquels on tient particulièrement sont des objets qui nous rappelle notre enfance, des voyages, un moment particulier ou des personnes chères. Ces derniers tissent un fil qui déroule une partie de notre vie.

L’occasion pour moi de créer une illustration un peu personnelle avec des objets familiers. J’utilise un nuancier réduit et de larges aplats pour dessiner.

Et vous, parlez-moi de vos objets fétiches…